REUNION CA OS 29 octobre 2021
Représentants des tutelles :
-Direction régionale et interdépartementale de l’hébergement et du Logement (DRIHL)
-Sous-direction de
l’insertion et de la solidarité, Ville de Paris
-Direction de cabinet, en
charge des Solidarités, Maire de Paris
-Prévention et de la Lutte contre les Exclusions, Mairie de Paris
Excusée :
-Fédération des acteurs de la Solidarité en Ile de France (FAS)
Samusocial de Paris :
-Président,
-Directrice Générale
-Directeur des
Ressources Humaines
Syndicat :
CGT, CFDT et SUD
Introduction :
La réunion avec les tutelles du CA, la direction du
Samusocial de Paris et les organisations syndicales, s’est ouverte
sur la question épineuse du statut du personnel qui reste ambigu au sein de
notre établissement. Cela pose un certain nombre de problèmes législatifs.
Cette ambiguïté nous empêche de savoir quels avantages ou non le personnel du
Samusocial de Paris est en droit d’exiger, en termes de primes, de grilles
salariales et autres avantages. Notamment la difficulté à faire appliquer le
Ségur et les primes Macron 1 et 2, ainsi que le 13° mois qui ne s’applique pas.
Puis, il a été question de la pérennité de nos locaux à Ivry sur Seine, rue
Ledru Rollin. Allons-nous rester les prochaines années ? Allons-nous
déménager ? Où ? L’impact sur la vie du personnel sera-t-il pris en
compte ? Comment ?
Développement :
Les OS entament la discussion sur le Ségur qui concernait
initialement certes le personnel soignant de la FPH. Mais au SSP nous avons de
nombreux personnels soignants. Nous nous sentions lésés de ne pas être inclus,
au départ, dans cette mesure du gouvernement, en réponse à la demande de
reconnaissance des soignants, suite à la période Covid19. Finalement le Ségur
s’est appliqué pour notre personnel soignant, mais nous aurions souhaité qu’il
s’applique aussi au personnel des équipes des soignants, qui ne sont pas
soignants à proprement parler, comme les travailleurs sociaux notamment.
Le fait qu’il n’y ait pas eu d’augmentation en 2020, cela a découragé et
démotivé le personnel soignant. Nous avons eu beaucoup de départs de soignants
et cela a eu de grandes répercussions sur la qualité du service et les usagers.
Il est aussi question de l’élargissement de l’application du Ségur au personnel des
équipes soignantes, comme par exemple, les agents administratifs. Sont dénoncés les bas salaires et est mis en avant l’augmentation de salaire qu’il y a eu
au 115. Le souhait est qu’une telle politique de majoration de la rémunération soit
transposée aux autres services du SSP, qui le méritent tout autant.
Sud Santé Sociaux rappelle qu’il lui semble que cette réunion entre
membres du CA et les OS a été notamment à l’initiative de la CGT, et les en
remercie. Il est fait un état des lieux de la section Sud Santé Sociaux du
Samusocial de Paris où la DS et d’autres élues sont absentes à long terme, et
donc actuellement remplacées. Sud Santé Sociaux revient sur les réunions entre
membres du CA et OS qu’il y avait auparavant, avec une organisation plus
poussée, avec des ordres du jour présentés et rédigés à l’avance, avec
enregistrement sonore et Procès-Verbal mot à mot remis. Chose qui n’est plus
d’usage et Sud le déplore.
Sud Santé Sociaux met en avant l’importance de traiter la question de la
souffrance au travail, et des outils existants, pourtant encore peu
fonctionnels au SSP, pour préserver la santé, les conditions de travail et la
sécurité du personnel, comme le DUERP (Document Unique d’Evaluation des Risques
Professionnels) et le RSST (Registre Santé Sécurité au Travail).
Sud déplore aussi la dénonciation comme caduque, du règlement
intérieur du CHSCT, de manière totalement inattendue, par la direction. Le fort
turn-over au sein de la direction, a eu comme conséquence directe, une
déperdition des informations et du travail réalisé auparavant par les
organisations syndicales.
Il y a certes des avancées, et on ne peut le nier, mais elles ne sont pas
assez rapides au goût de Sud Santé Sociaux.
Le
Ségur :
Le président explique qu’au dernier CA la décision avait été prise
d’octroyer la Ségur dès le 1° juillet 2021. Finalement il a été repoussé au 1°
octobre. En effet, cette mesure n’a pas été étendue aux travailleurs sociaux et
reconnaît qu’il est délicat que dans une même équipe de professionnels,
certains aient eu le Ségur (soignants) et pas d’autres (travailleurs sociaux).
La prime exceptionnelle de 300 euros a en effet été demandée par la DG mais
refusée par le CA.
Concernant le Statut du personnel, il faut étudier effectivement le pour et
le contre afin d’envisager un éventuel changement de statut ou son amélioration.
En effet il y a des Conventions qui octroient par exemple un 13° mois.
Il faut penser au type de dialogue social que nous voulons installer et les
modalités de participation des OS aux réunions CA, comme cela a pu se faire
auparavant.
DRIHL :
Elle reste à l’écoute des demandes des OS et se fera le relais pour en
avertir sa hiérarchie. La question du statut notamment est une réelle
problématique sur laquelle nous allons travailler.
Direction de cabinet, en charge des Solidarités, Maire de Paris :
Nous rentrons dans la période hivernale et comme à chaque fois, c’est un
moment particulier pour le SSP. Les services de la mairie sortent aussi d’une
période Covid19 éprouvante et leurs agents vivent des situations
professionnelles complexes de ce fait notamment. Les problématiques rencontrées
par le personnel du SSP sont similaires à celles du personnel de la ville de
Paris. Mais nous ne souhaitons pas attribuer une prime au Samusocial de Paris,
car cela ferait appel d’air et d’autres services souhaiteront la même chose. Et
on ne peut pas se le permettre.
Direction du SSP :
Concernant le Ségur, nous sommes un secteur à difficultés spécifiques. Nous
gérons un public spécifique et par rapport à nous le Ségur est en retard. Il
fallait inclure le SSP. A chaque fois nous devons vérifier si nous ne sommes
pas oubliés. Mais Mr Véran a été très à l’écoute.
Concernant le Statut, devons-nous devenir Fonction publique ? Passer
une Convention avec le secteur associatif ? Ou faut-il améliorer le statut
actuel ?
Pour revenir aux locaux du Samusocial de Paris à Ivry, à rue Ledru Rollin,
nous ne sommes pas propriétaires des locaux, et sur ce point on partage cette
difficulté avec le reste du secteur. Il faut des conventions. Le déménagement
du LHSS Les Lilas est pour du mieux puisqu’ils seront mieux desservis, par
exemple.
Pour ce qui est du CHSCT, il est impliqué et vivace. Il faut néanmoins
identifier les priorités et finaliser en effet le DUERP.
Auparavant, on avait pour habitude d’avoir des modalités de dialogue social très artisanales au Samusocial de Paris. On doit se résigner à passer une marche avec désormais 1000 ETP. Il faut plus de formalisation, plus de méthode et d’efficacité. L’Accord Télétravail en est un exemple.
DRH :
Parlons « attractivité du secteur », qui reste
problématique au sein du Samusocial de Paris. Il faut une certaine visibilité
en termes d’offre d’emploi. Le turn-over est très élevé. Il est nécessaire de
mieux fidéliser les agents. Et ceci est une question de recrutement avant tout,
notamment des CDD.
Le salaire est une question importante. Mais il y a aussi d’autres aspects
à prendre en compte. Nous devons nous poser la question de la « compétitivité »
de notre établissement. Et pour ce faire il faut un temps d’analyse de l’existant,
un travail d’inventaire de ce qui se fait dans le secteur en terme de grilles
salariales, avantages, afin d’objectiver un peu mieux ce vers quoi nous
pourrions tendre. Nous pourrons ainsi mieux jauger notre place dans le secteur.
Pour reprendre l’exemple des salaires au 115, qui ont été augmentés, en effet,
la méthode pourrait être transposée à d’autres services, avec des mesures
ciblées et un travail comparatif.
Sud Santé Sociaux :
Le dialogue social doit se faire sur la base d’éléments probants et
transparence de la part de la direction. Sinon, la communication n’est pas
possible. Par exemple, il n’est aps aisé aujourd’hui de se procurer le Bilan
Social du Samusocial de Paris, censé être à disposition. C’est un outil
primordial pour entamer le dialogue social entre direction et organisations
syndicales. Il faut de la transparence, par exemple, concernant les chiffres d’attribution
de logement au personnel via Action Logement. Certaines personnes travaillant
au Samusocial de Paris sont quasiment en situation de rue, et vivent dans une
situation locative très précaire. Ou encore, de la transparence concernant les
critères d’attribution et les montants des différents types de primes qui
peuvent être données par-ci par-là au Samusocial de Paris, sans réelle
traçabilité et contrôle de la part des organisations syndicales. Qu’est devenue
l’Argent économisé de l’AGOSPAP, non investie pour la fête du personnel annulée
du fait de la pandémie ?