Synthèse commentée du CHSCT du 15 février 2022, par Sud.

 

Le CHSCT a débuté à 9h30 et s’est terminé aux alentours de 14h30, en l’absence de Mme la Directrice Générale Vanessa Benoit, remplacée par Mr le Secrétaire Général François Pouget.

 

Point 1. Présence des membres du CHSCT et vérification du quorum : OK.

 

Point 2. Approbation du PV du CHSCT extraordinaire du 9 septembre 2021 (vote) : SUD ne prend pas part au vote.


Point 3. Approbation du PV du CHSCT du 26 octobre 2021 (vote) : SUD ne prend part au Vote.


Point 4. Approbation du PV du CHSCT du 14 décembre 2021 (vote) : SUD ne prend pas part au vote.

 

Explications : SUD ne prend pas part au vote car ne se reconnaissent pas dans les retranscriptions de ces PV. Ils n’ont pas l’impression que ce qu’ils ont dit a été correctement retranscrit et parfois ont l’impression que des propos qu’ils n’ont pas tenus leur ont été attribués.

De plus SUD a toujours souhaité garder les PV (Procès-Verbaux) avec une retranscription des interventions au mot à mot et avec la mise à disposition systématique des bandes sonores. Nous campons sur notre position. En signe de désaccord, SUD ne prend pas au vote sur tous ces PV.

Débat : Le fait que SUD n’ait pas pris part au vote des PV a suscité un certain émoi parmi les autres membres, que ce soit du côté de la direction tout comme du côté des autres syndicats. Néanmoins, certains membres des autres syndicats ont insisté sur le fait que personne n’a à mettre la pression sur un syndicat, même si leur décision déplait. Il s’agit du respect du fonctionnement démocratique au sein de notre société. SUD est libre de décider comme bon lui semble.

 

Point 5. Situation sanitaire et les mesures de lutte contre l’épidémie de Covid-19 (information) :

La Direction rappelle que la réglementation concernant la gestion de la pandémie évolue très vite et qu’il n’est pas toujours aisé d’avoir une visibilité sur le long terme. Tout particulièrement concernant l’obligation vaccinale et les « pass », en milieu de travail, dans notre secteur social et médico-social (dose de rappel).

Il n’est pas toujours aisé non plus d’avoir les retours attendus de la part des agents, concernant leur schéma vaccinal, afin de savoir s’ils sont à jour sur ce point. En cas de non-respect de l’obligation vaccinal, le contrat peut être suspendu, et il est important de le rappeler. La direction reste ouverte pour les cas particuliers mais le cadre réglementaire doit être respecté.

Les gestes barrières restent toujours d’actualité au sein du Samusocial e Paris, même si la pandémie semble ralentir.   

Les dérogations qui permettaient de télétravailler au-delà de ce que prévoit l’Accord de Télétravail, au vu du contexte de la cinquième vague, disparaîtront progressivement pour revenir à l’état « normal » de télétravail. Les syndicats signalent néanmoins que le retour n’a pas été si progressif que ça, parfois. Cela a même pu être un peu brusque.

Les syndicats reviennent sur les délais qui parfois peuvent être courts pour les agents, afin qu’ils envoient leur réponse à temps. De plus, les agents ne consultent pas forcément les mails d’ordre professionnels sur leur temps personnel, et leur poste ne prévoit pas forcément d’avoir constamment accès à un ordinateur. De plus, tout le monde n’est pas à l’aise avec les nouvelles technologies légères, ou ont des difficultés de lecture et de rédaction. Il est important que les cadre continuent à être aussi un intermédiaire pour communiquer entre hiérarchie et agents, notamment par le biais de réunions de service.

La Direction admet que la question de la Communication avec salariés est un sujet en général.

 

Point 6. Organisation des procédures relatives à la sécurité incendie sur les sites du Samusocial de Paris (information) :

Les syndicats restent perplexes face aux différents incidents incendie au Samusocial de Paris, malgré les déclarations de la direction comme quoi ce serait une préoccupation d’intérêt majeur.

Le directeur du service concerné (DIMG - Direction Immobilier Moyens Généraux) fait un point sur le statut des différents sites, concernant les modalités et les obligations en termes de gestion des risques incendies et les interventions. Les syndicats se soucient de savoir qui contrôle quoi, qui fait quoi (serre-files, guides, agents formés au SIAP), quelles formations seraient obligatoires ou non pour le personnel… de plus le cheminement des informations-alertes semble incomplet.

Les syndicats insistent sur l’importance de la clarté et de la transparence des informations mises à disposition des instances concernant les sites (caractéristiques, risques spécifiques) pour savoir comment intervenir. Quid de l’évacuation des personnes handicapées notamment, en cas d’alerte incendie.

Le DIMG rappelle que certaines pratiques des usagers des centres d’hébergement peuvent compliquer le processus d’alerte (détecteurs incendies obstrués intentionnellement pour pouvoir fumer dans des chambres sans que la fumée de cigarette ne déclenche l’alerte).

Il est rappelé également le début d’incendie au 115-SIAO du vendredi 21 janvier 2022 au soir. Le DIMG explique qu’un Plan d’Action suite à cet incident a été lancé. Se pose en effet la question de l’utilisation des chauffages d’appoints. Une Campagne de mesure des températures est prévue. Mais la direction reprécise que le problème de base reste la structure du bâtiment mal adapté. Les travaux sont très coûteux. Et puis les agents peuvent avoir l’impression de fraîcheur ou de froid, alors qu’il ne fait pas particulièrement froid, objectivement.

SUD fait un historique sur les différentes difficultés rencontrées par les écoutants du 115 depuis plusieurs années, concernant les prises électriques. En effet les écoutants ont besoin de brancher des veilleuses parfois pour travailler et bien voir sur leur bureau sans être pour autant éblouis, mais aussi nécessitent de pouvoir mettre à charger leurs téléphones portables personnels ou professionnels, et brancher les chauffages. Il y a des multiprises attachées en dessous des bureaux des écoutants (pas très accessibles) mais une étiquette en interdit l’utilisation. D’un côté le service informatique nous expliquait qu’il y avait plusieurs multiprises mises à dispositions pour les écoutants, d’un autre, elles étaient interdites d’usage. C’était un discours paradoxal qui met en difficulté les écoutants. Donc les étiquettes ont parfois été tout simplement enlevées et les multiprises interdites utilisées. Par ailleurs, le service informatique expliquait que les multiprises à disposition des écoutants avaient disparues. Ce n’était pas clair. Est-ce que les multiprises interdites étaient celles qui pourtant étaient censées être disponibles, ou y en avait-il eu d’autres qui avaient vraiment disparue ? Le dossier a été mis en suspend et il n’y a pas eu de suites. Néanmoins plusieurs incidents au déjà eu lieu au 115-SIAO avec les chauffages et les multiprises. Les plombs sautent (les ordinateurs et terminaux téléphoniques s’éteignent sur tout une rangée de la plateforme) comme l’expliquent également d’autres syndicats, parfois suite à des chocs reçus malencontreusement par les radiateurs (coups de pied ou de genoux sous la table). Les panneaux électriques ont pu être remis en service par des agents qui ne sont pas formés pour cela, à plusieurs reprises. C’est dangereux. 

SUD revient sur le projet de sensibilisation sur l’Alerte Attentat, par le biais d’affiches, dont il avait été question au dernier CHSCT. Tout comme dans les collectivités et les écoles, des fiches ont été communiquées par l’Etat pour savoir quoi faire en cas d’attaque terroriste (fuir ou se confiner, mettre les téléphones en silencieux).

Le service de prévention explique que la procédure a été enclenchée sur certains sites (PHL) en collaboration avec le service qualité, mais la difficulté majeure est que chaque site est très spécifique et donc il est difficile de standardiser les protocoles. Il y a un groupe de travail en cours.

 

Point 7. Evolution des modalités de prise des repas pour les personnels de nuit sur le site Ivry (information) :

La qualité des produits proposés par le nouveau prestataire Foodles, font l’unanimité parmi le personnel et les syndicats. Ils sont de bonne qualité, frais.

Néanmoins les syndicats alertent sur le nombre de repas ou la quantité, pas toujours suffisants aux vues des effectifs sur place. Se pose la question du besoin d’un second frigo Foodles, en sachant qu’il n’y a a priori pas de livraison possible le week-end. Les tarifs ne sont pas toujours très clairs pour les agents. De plus, que devient le poste de l’agent de restauration de nuit sur Ivry vu que tout sera géré par des frigos connectés livrés par un prestataire extérieur ? La direction explique que le contrat avec ce nouveau prestataire n’impliquera pas un licenciement d’agent qui n’aurait plus son poste d’agent de restauration. Une autre poste est tout à fait envisageable.

Le problème est également soulevé pour le site de Babinski (LAM-LHSS notamment), où les mêmes problèmes de quantité et de nombre de repas se posent.

La direction reconnaît qu’il y a un sujet et qu’il est nécessaire de le traiter assez rapidement d’un point de vu global, mais ils manquent d’éléments à ce jour.

SUD partage la satisfaction concernant la qualité des produits Foodles et de leur logistique. Il attire néanmoins l’attention sur les risques de file d’attente trop longues devant les microondes avec cette nouvelle formule de repas individuel livré à chacun, ainsi que sur l’hygiène : qui s’occupe de l’hygiène des microondes, notamment en période Covid ? La poignée de l’appareil est maniée très régulièrement à ces occasions. De même pour les éclaboussures lors du réchauffement des repas qui collent aux parois et salissent l’appareil s’il n’est pas régulièrement nettoyé. Est-ce aux agents de s’en occuper ? Auront-ils dans ce cas le matériel nécessaire pour ce faire ? Les agents du 115 ont déjà été rappelés à l’ordre car l’hygiène de la salle de pause laissait à désirer (assiettes sales avec de la nourriture laissées plusieurs jours...).

Quel sera le lieu dédié pour prendre son repas ? La tisanerie comme d’habitude ? Avec cette nouvelle formule de repas individualisé ne risque-t-on pas de couper un peu le lien entre collègues, chacun pouvant aller prendre son repas seul, ailleurs ? Nous savons tous que le repas peut être un moment convivial et une sorte de débrief informel entre collègues, qui contribue à la cohésion d’équipe.

SUD rappelle aussi l’importance de pouvoir avoir un lieu dédié pour le repas, car prendre son repas sur son poste (même si cette idée a pu circuler en temps de pandémie) peut déranger les collègues qui eux travaillent et ne sont pas en pause repas. Question hygiène aussi. Il y a des risques de développement de nuisibles (cafards). Une intervention d’un service spécialisé (SMASH) a déjà été sollicitée une fois au 115. Après, il est vrai que le choix de la moquette au sol dans la salle de pause du 115, ne semble pas judicieux. Quand une moquette se tâche, celle-ci reste indélébile. Et l’apparence de la moquette de la salle de pause et déplorable. Le lino aurait été plus adapté.

En plus du matériel pour l’hygiène, il faut donc également un cadre et un rappel des règles.

 

Tarif et prise en charge du repas :

Les syndicats se posent la question du type de microonde particulier et alertent sur des vols de plats qui auraient lieu. Ils se demandent aussi quel impact ce nouveau contrat pourra avoir sur la fiche de paie. La DRH explique alors qu’il n’y aura aucun impact sur la fiche de paie. Le mode de prise en charge du repas reste inchangé, pour un tarif de 9,20. Concernant les personnes qui ne « mangent pas » dans le cadre du Samusocial de Paris (par choix, raisons de santé ou autre), il est recommandé de le déclarer, afin que les modalités de prise en compte « comptable » au niveau de la fiche de paie, soient adaptées au cas par cas. Sinon, par défaut, c’est le même régime qui s’applique systématiquement à tous les agents, car cela fait partie de ses obligations que de garantir un repas aux agents pour chaque jour travaillé, que l’agent ait mangé ou pas. C’est un avantage en nature qui est déclaré par le Samusocial de Paris, à l’URSSAF. C’est un fonctionnement similaire avec l’indemnisation du passnavigo.

En attendant de tester Foodles, le Samusocial de Paris continue néanmoins avec Ekilibre et ses barquettes au cas où le nouveau prestataire ne serait pas à la hauteur de nos attentes.

Si le compte Foodles de l’agent est déficitaire, il ne pourra pas ouvrir le frigo.

 

Traçabilité et qualité des produits :

Les syndicats se soucient également du choix éco-responsable dans les pratiques de Foodles : les circuits logistiques pour la production, la confection et la livraison des repas sont-ils courts ? quel en est le contenu ? y a-t-il des additifs ? Foodles ne garantissant seulement qu’il n’y a pas « d’additifs ajoutés ». Mais si les produits sont produits ailleurs, y a-t-il déjà des additifs à la base ? Quid des retombées de dioxine de l’incinérateur d’Ivry si les produits frais de circuits courts viennent de cette zone. La direction explique que l’entrepôt se trouve à St Ouen et qu’il n’y a donc pas de risque de contamination de ce type.

La direction explique qu’il s’agit de traiteurs, et non pas d’une cuisine centralisée. C’est la plus-value qui a motivé le choix du Samusocial de Paris pour ce prestataire.  Il n’y a pas de surgelés.

La direction reste tout à fait disponible pour transmettre à Foodles toutes les questions que les syndicats pourraient se poser à leur sujet. Le prestataire a ses propres politiques de qualité et de transparence.


Organisation des prises de repas :

La DIMG explique qu’en 3 minutes, voire 2, le repas peut être réchauffé. Cela permet d’éviter les embouteillages et les files d’attentes trop longues. Cinq microondes professionnels Foodles ont été mis à disposition dans la Tisanerie. Leur nettoyage s’effectue chaque matin par un agent logistique du Samusocial dédié. La direction assure que cette tâche n’a pas été rajoutée à un agent, en plus.

Pour ce qui est des vols supposés, jusqu’à ce jour, aucun vol n’a été constaté, pour les repas Foodles. Si cela devait arriver, des dispositifs de badge pourraient être mis en place pour accéder à la Tisanerie, mais ce serait dommage d’en arriver là, estime la DIMG.

 

Point 8. Bilan de l’absentéisme 2019-2021 (information) :

SUD attire l’attention sur les fortes variations durant la période qui va de 2019 à 2021, concernant les absences injustifiées. Également une explosion des accidents de trajet en 2021. Comment l’expliquer ? 

Le nombre d’absences pour parentalité est très fort du côté des salariées femmes. Ce n’est sans doute pas seulement liée à la prépondérance habituelle des femmes qui s’occupent plus des enfants que les hommes, mais aussi au fait que ¾ du personnel est féminin. Cela peut aussi s’expliquer par le fait de femmes seules avec enfants, salariés du Samusocial de Paris.

Est-ce que le Samusocial de Paris s’engage à promouvoir la parentalité masculine, à le favorise et même à l’encourager ? Il serait d’ailleurs intéressant de formaliser le droit aux congés paternités des pères, qui est passé de 11 à 25 jours depuis la nouvelle loi. Mais cela concerne le groupe de travail sur le Temps de Travail.

Par ailleurs, SUD se demande si le fait que le plus grand nombre d’arrêts en général soit plutôt du côté des administratifs, agent DELTA et écoutants sociaux, n’est pas lié aux caractéristiques ergonomiques spécifiques au travail en Open Space avec écran d’ordinateur à longueur de journée, bruit de fond et port de casque.

Sans doute que le nombre d’accidents de trajet des agents DELTA, est dû au fait qu’ils circulent plus en voiture entre les hôtels, que les autres personnels.

 

Point 9. Etat des lieux de la mise en place des groupes d’analyse de la pratique (Information) :

SUD revient sur l’utilité de ces GAPP (Groupes d’Analyse Pratique Professionnelle). Ils sont en général très demandés par les agents. Mais tous les services n’en bénéficient pas forcément. Or c’est essentiel aux vues des problématiques spécifiques que le personnel du Samusocial de Paris peut rencontrer en lien avec le public qu’il accueille. Certains syndicats demandent aussi à ce que ce type de GAPP soit aussi prévu pour les services support, qui sont aussi dans le besoin sur ce plan.

Par ailleurs, SUD signale que dans les faits, par exemple au 115, les écoutants ont du mal à se libérer pour pouvoir participer aux GAPP, du fait de l’activité du 115. Et il a toujours été extrêmement difficile d’être correctement informé de la tenue des GAPP. Souvent les agents apprennent trop tard qu’il y en avait un, ou juste à la dernière minute.

Il y a aussi ceux qui restent réticents à l’idée de participer à des GAPP. C’est anxiogène pour certains salariés qui se sentent trop exposés ou même « scrutés » dans leurs intimités. Certains craignent que ce qu’ils pourront dire, en se livrant, se retournent contre eux. Certains syndicats témoignent justement de ce type d’agissements qui semblent bel et bien exister au sein de certains services, ou des contrats d’agents en CDD ne sont pas reconduits, suite à ce qui a pu être dit en GAPP.

Le référent SASST des GAPP explique qu’ils peuvent parfois se tenir avec des cadres et des salariés au même temps. SUD confirme en effet, que par exemple au 115, il y a des GAPP où participent au même temps de coordinateurs t des écoutants. Cela a pu être une demande de la part des écoutants. Et l’expérience montre que c’est plutôt bien perçu et positif, enrichissant. Cela délie les langues, diminue les malentendus et favorise la cohésion d’équipe entre collègues et avec la hiérarchie. Néanmoins, il est essentiel de respecter la confidentialité et de ne pas instrumentaliser les choses qui peuvent y être dites par les uns et les autres. 

 

Point 10. Suivi des dossiers du CHSCT (information) :

a. Suivi de l’installation du LHSS Les Lilas sur le site Notre Dame du Bon secours et ressenti des équipes :


SUD remercie la DRH d’avoir communiqué aux membres du CHSCT les documents concernant le contrôle de la présence d’amiante et la sécurisation des lieux concernés, qu’ils avaient demandé. SUD regrette seulement le délai quelque peu tardif, car en effet, il a été reçu après la troisième visite du site LHSS des Lilas déménagé à Paris 14°, alors que s’il avait été transmis avant, cette troisième visite aurait pu être plus efficaces, en ciblant les lieux concernés par la présence d’amiante pour bien s’assurer que leur sécurisation est effective. SUD signale que le manque de transparence à ce sujet peut rapidement déchaîner les passions car c’est une thématique très anxiogène au vu des scandales d’amiante qu’a pu connaître la France et aux vues des antécédents de malentendus à ce sujet au sein même du Samusocial de Paris, notamment en ce qui concerne l’ancien site du Samusocial de Paris « Jean Rostand », à Ivry (Chu Femmes, Chu Famille et LAM).   

Le débat a été par la suite quelque peu houleux entre les syndicats et la direction concernant à nouveau le vieux dossier des tensions qu’il y avait au LHSS Les Lilas, peu avant le déménagement. Des salariés avaient alerté et dénoncé des dysfonctionnements en mettant en cause la cadre. La direction regrettait alors que cette lettre était anonyme, signée au nom de tous les salariés, alors que certains salariés ne s’y reconnaissaient pas.

La direction persiste sur sa position concernant l’anonymat qu’elle récuse et alerte sur le fait qu’il faut absolument éviter de mettre en cause personnellement les cadres et rappelle qu’il est indispensable, en cas de faute grave à dénoncer, de faire une déclaration en bonne et due forme, signée, et non pas anonyme.

SUD rejoint sur ce point la direction, en insistant sur l’importance des outils formels existant à disposition des salariés pour signaler des dysfonctionnements graves et de fautes graves de la part de collaborateurs ou de cadres (comme le Registre Santé Sécurité au TravailRSST). Il est essentiel que de tels signalements soient signés, datés, circonstanciés, avec lieu, date, noms, témoins… Sinon les conséquences peuvent être extrêmement graves sur les personnes. Et SUD en veut pour preuve ce que ses propres membres de section syndicale ont pu subir comme agissements de ce type, ainsi que ce qu’il a pu observer concernant des agents autres.   

Récemment le chargé de prévention a envoyé un mail à tous les agents du Samusocial de Paris pour leur présenter le RSST, informer sur leurs emplacements par site et sur la Commission Signalement RSST qui se met peu à peu en place.

SUD se demande peut-être faudrait-il incorporer un lien menant à ces documents informatifs dans le corps du mail, à l’instar des rappels des gestes barrières, dans tous les mails, pour que cette information sur le RSST soit constamment réitérée à chaque envoi de mail. Cela pourra faciliter la tâche aux agents qui auront ainsi la possibilité constamment de cliquer sur le lien dédié intégré à tous les mails professionnels qui circulent au Samusocial de Paris ?

 

b. Situation de l’Observatoire :

Suite aux problématiques graves rencontrées à l’Observatoire, la direction explique qu’ils suivent de près la situation. Il n’y a pas eu de nouvelles alertes récemment. Le service semble refonctionner. La direction de ce service a repris les rênes. La DRH reste ouverte s’il y a de nouvelles alertes par le canal syndical. Pour certains syndicats la situation ne semblerait pas pour autant s’être significativement améliorée. Les dysfonctionnements perdurent depuis plusieurs années. La direction du Samusocial de Paris rappelle que pour les remontées d’informations concernant des situations problématiques (et individuelles), il y a des canaux bien spécifiques, et n’ont pas à être traitées en séance de CHSCT. Certains syndicats considèrent qu’il y a un manque de transparence au sujet de l’Observatoire, de la part de la direction, concernant ce qui peut s’y passer.

 

c. Règlement de fonctionnement du LHSS St Michel :

SUD rappelle qu’il est essentiel que les agents aient des temps et des lieux et groupes dédiés pour intégrer les règlements de fonctionnement de site. Ils doivent être finalisés collectivement et pas simplement imposés, affichés sur un mur ou simplement envoyés par mail. Il y a le risque que les responsables se dédouanent ensuite en prétendant que tous les agents sont au courant des modalités de travail car un mail leur a été envoyé. Mais cela n’est pas suffisant. Les RF doivent être correctement assimilés par les agents dans des conditions décentes. Il faut un temps pour que les mots qui y figurent soient compris et que le sens soit collectivement construit. Il faut un temps d’interprétation des mots. Sinon l’on risque chacun de comprendre différemment ce qui est écrit dans les RF et cela provoquera de graves dysfonctionnements. Et ce travail d’intégration doit être refait quand le RF est modifié.

 

d. Désignation des membres de la commission RSST :

SUD désigne Jesus Blanco pour siéger dans cette instance.


e. DUERP des représentants du personnel :

Le volet « Risques Psychosociaux des Représentants du Personnel » (RPS-RP) intégré au sein du Document Unique d’Evaluation des Risques Professionnels (DUERP), est un aboutissement important et SUD en est très satisfait. C’était une demande des organisations syndicales depuis plusieurs années.

SUD attire l’attention sur l’importance du travail réalisé par le cabinet Alternatives Ergonomiques à ce sujet. Ce travail a permis notamment de mieux discerner et distinguer les différentes responsabilités en termes de RPS de RP. Il y a certes toute une partie de responsabilités qui relève de l’employeur, mais aussi des fédérations et centrales syndicales elles-mêmes, qui ne concerne pas l’employeur. Et ce travail a permis de mieux visualiser cela. Ce n’était pas forcément évident auparavant.

SUD tient à préciser que l’intégration d’un volet RPS-RP dans un DUERP est un choix politique, qui ne va pas de soi. Sur ce point, les syndicats entre eux et parfois même en interne, les avis divergent. Cette intégration du volet RPS-RP ne se fait pas forcément dans toutes les entreprises. Certains considèrent qu’il est tout à fait normal de « s’en prendre plein la tête » quand on est représentant du personnel, notre section SUD, au Samusocial de Paris, considère que non. Nous préférons le dialogue respectueux à un syndicalisme d’« arrachage de chemise », pour faire référence à ce qui s’était passé à Air-France. Cela signifie que nous veillerons aux formes que le dialogue prendra. On peut comprendre que le ton puisse monter dans un cadre de dialogue social en entreprise, mais il y a des choses inadmissibles. Il y a des choses qui pouvaient se faire à une époque sans que cela ne suscite de l’indignation, mais plus aujourd’hui. C’est une évolution des modalités de communication en entreprise, entre syndicat, employeur, salariés, et on a tous à y gagner. Nous devons prendre soin du dialogue social et de ses acteurs. On a pu parfois un peu malmener les RP, parce que RP, non pas intentionnellement, mais par carence, par manque de mots à mettre sur les choses, par manque de communication sur notre rôle.

Les syndicats sont donc en attente de voir comment l’employeur va se saisir de ce DUERP.


Questions diverses :

Il a été question de l’organisation du calendrier des visites CHSCT des différents site du Samusocial de Paris.

Par ailleurs, les syndicats ont souhaité rajouter à l’Ordre du Jour (ODJ) l’alerte qui a été lancée par des agents du LHSS Babinski, après le transfert d’un hébergé difficile depuis un autre site, qui leur a été imposé. Les agents sont remontés.

La direction explique le pourquoi de ce transfert en urgence, suite à un incident. Le débat a donc porté sur les modalités de gestion des cas difficiles, le circuit décisionnel, en interne dans les services, les canaux de signalisations de ces incidents, les critères de vulnérabilités pris en compte pour prendre une décision (notamment sur le plan sanitaire et médical). La question d’exclusion des hébergés n’est pas quelque chose de simple et d’automatique. Les décisions sont toujours prises à plusieurs. La direction veille à ce qu’il n’y ait pas d’agressions du personnel. On ne peut remettre à la rue quand la survie de l’usager est en question.

Le débat a aussi porté sur l’acceptation ou non de la consommation d’alcool des usagers sur le site, chose que le Samusocial de Paris permet, dans le cadre de ses choix de projets d’établissements et de service.

Le débat se tend ensuite et porte sur la qualification d’agression des faits. Certains syndicats considèrent que la direction amoindrit la gravité des faits tout en ignorant les dysfonctionnements qui existent el et bien au sein du site, où les filets de sécurité censés protéger les salariés (comme l’envoi d’une déclaration d’accident de travail suite à une agression) dysfonctionnent gravement. Les délais sont-ils vraiment respectés ? Si on ne bouge pas, personne ne bouge. Les cadres sont absents là où les attend, quand il se passe ce genre de choses. Alors que les conséquences administratives peuvent être importantes pour les agents.

La direction reconnaît qu’il a eu du retard dans le traitement de la situation.

SUD rejoint la préoccupation des autres syndicats concernant cette absence de traitement des incidents dans des délais correctes. Par ailleurs, SUD tient à revenir sur un débat global, sans amoindrir la brutalité dont ont pu être témoins les agents qui sont sur le terrain et subissent les agressions. Mais il y a une problématique plus générale qui, par ricochets, favorise de telles situations délicates et dangereuses pour le personnel adviennent. Et il faut aussi se les dire ces choses. Ce type de violences, il y en a toujours eu au Samusocial de Paris. En effet, SUD considère que le Samusocial de Paris récupère ce que les autres services de droit commun n’arrivent pas à gérer par manque de moyens alloués. Il arrive souvent que le public accueilli au Samusocial de Paris ne soit pas adapté à ce qu’il peut offrir. Les profils des usagers relèvent parfois du psychiatrique, d’autres du carcéral. Le Samusocial de Paris est un réceptacle, en quelque sorte, dans la façon avec laquelle les partenaires et les tutelles l’utilisent. Le Samusocial de Paris joue un rôle très particulier à Paris et en Ile de France. Les responsabilités relèvent à ce niveau plus des tutelles, de l’ARS, de l’APHP… C’est eux nos cibles qu’il faut interpeller directement. C’est un choix politique, certes. Il y a des paraplégiques qui viennent en CHU et ce n’est pas leur place. Nombre d’usagers sont trop malades pour venir au Samusocial e Paris mais ne le sont pas suffisamment pour que l’hôpital juge pertinent des les garder. Et nous les récupérons. La démission de Xavier Emmanuelli, ancien président du Samusocial de Paris en 2011, en réaction à l’intégration des familles parmi le public éligible à la prise en charge d’hébergement d’urgence au 115, signifie bien quelque chose. Nous ne sommes pas adaptés à la base pour tout gérer. On ne peut pas continuer à élargir les critères des publics à prendre en charge sans que la formation du personnel, le salaire et les moyens alloués suivent derrière. On a un peu l’impression que les pouvoirs publics ne savent pas trop quoi faire avec certains publics et donc nous les laissent. A nous de nous débrouiller avec nos moyens qui sont largement insuffisants. Sinon il faut arrêter de répondre à des appels à projet et appels d’offres, candidater pour prendre des publics alors que nous sommes sous-dimensionnés.

SUD se demande si le Samusocial de Paris ne devrait pas devenir un service public un jour ou l’autre ?

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*Les syndicats se posent la question, hors ODJ, sur les effets nocifs déclarés de l’Incinérateur d’Ivry, sur les agents. La direction prend acte de ce questionnement mais sera à traiter ultérieurement quand il y aura plus de détails.